Dessin peinture titre blue 45×45 cm (photo de l’artiste)
Dessin peinture titre caféine 1×1m (photo de l’artiste)
Photo numerique dim variable (photo de l’artiste)
Photo num Rome (photo de l’artiste)
Galerie Kanvas
Projet 1 :
Le support comme déterminant d’une aventure plastique (2003-2004) :
La première étape pour faire une peinture c’est d’acheter un châssis en bois et de tendre une toile dessus. En tant qu’étudiant aux Beaux-arts dans la section « peinture », il m’a semblé que c’était la première chose à mettre en doute. J’ai donc pensé à un autre moyen de faire de la peinture en interrogeant l’idée même de support. Je voulais prendre un support qui contenait en lui-même des éléments plastiques riches (métal rouillé, bout de bois malmené, etc.).
Je voyais ces supports dans la rue, par terre, délaissés, contenant une richesse picturale incroyable. Il s’agissait pour moi d’œuvres dignes de ce nom. C’est donc à travers mon regard que ces « objets » furent transfigurés en « œuvres d’art ».
Ce projet a cherché à dire que ce qu’on apprend en étudiant la peinture, c’est bien de : REGARDER.
(ISBAT : 2003-2004, projet encadré par Mr H.Bida).
Projet 2 :
Photo-peinture (2005-2009) :
Il y a tellement de choses qui ont été réalisées en peinture à travers toute l’histoire de l’art qu’il est très difficile d’apporter quelque chose de neuf, de véritablement personnel et original en peinture aujourd’hui. Lorsque nous nous inspirons d’un grand maître de la peinture sans pouvoir apporter quelque chose de plus, on appelle cela faire du SOUS-… ; du SOUS-Bacon, du SOUS-Pollock, du SOUS-Tàpies, etc.
Je voyais des peintures partout et spécialement sur les murs. Je pouvais même faire certaines analogies avec l’univers de quelques artistes modernes. Je cherchais à l’époque à trouver une forme de peinture personnelle mais mes recherches étaient toujours dans le SOUS-quelque chose. Je regardais beaucoup les murs et j’y voyais les peintures que j’aurais aimé faire. Et puis, j’ai compris que je pouvais faire de la peinture en utilisant simplement un appareil photographique. C’est ainsi que commença l’aventure avec les murs.
En fait, à travers le medium de la photographie, je pouvais assumer les influences picturales et même jouer avec. L’appareil photographique me donnait cette liberté. Je ne faisais plus du « SOUS-quelque chose » mais du « A côté de-quelque chose ».
Projet 3 :
Les inscriptions anonymes (2006-2009) :
L’idée de photographier les inscriptions anonymes sur les murs s’est imposée à moi. En effet, lorsque je marchais dans les rues de Tunis, avec mes sens en éveil pour détecter des peintures murales, j’apercevais ces inscriptions tellement drôles, vivantes, mordantes. J’entrepris donc ce travail en sachant qu’il ne pourrait avoir un sens que si j’arrivais à photographier des centaines et des centaines d’inscriptions dans le but d’une présentation future qui ne tomberait pas dans l’anecdote. Ce genre de projet est populaire depuis les années 1920 mais chaque ville et chaque pays présente ses particularités qui méritent d’être documentées. En effet, il ne faut pas oublier qu’il s’agit de dessins et d’inscriptions interdites, éphémères, qui ne résistent ni à la pluie, ni au passage des agents de la municipalité.
Projet 4 :
Les murs s’animent (2007-2009) :
Les tâches de peinture et les couches de surfaçaire décollées des murs créaient des personnages insolites. Dès que je voyais ces personnages mon imagination les faisait bouger. Je les voyais s’animer dans ma tête. C’est que l’image animée est plus naturelle que l’image fixe. La vie est mouvement. Je prenais donc une photographie de ces personnages muraux et je continuais le travail sur ordinateur pour les animer. Ce projet d’animation est destiné à évoluer avec notamment des scénarios plus élaborés et une technique plus affûtée.
Projet 5 :
Dessins ? Peintures ? (2008-2009) :
Jusqu’à maintenant je ne sais pas comment qualifier ce projet. Peinture ? Dessin ? Je suppose que la catégorisation importe peu. Il s’agit en fait de tâches de peintures, de café, d’encre, etc. Le papier se trouvant par terre, c’est l’acte de jeter le liquide qui donne un aspect d’explosion, de mouvement. Ce que j’aime dans cette technique c’est qu’on a l’impression qu’on traite mal la peinture, qu’on lui manque de respect, qu’on lui dit d’aller se faire voir ailleurs. Je trouve cela bien ! Désacraliser les choses ! J’essaie ensuite de trouver des figures, des visages.
On ne voit que ce qu’on a envie de voir. Personnellement, je vois des visages partout. Je ne sais pas trop pourquoi !
Texte général (à la fin):
Les projets présentés sont visuellement assez différents les uns des autres. Pourtant, conceptuellement, ils se ressemblent beaucoup. Les mêmes problématiques, les mêmes questionnements et les mêmes propositions sont suggérés. Le côté formel n’est pas le plus important. C’est ce que cherche à montrer cette exposition.
Léonard de Vinci disait déjà au quinzième siècle que : « La peinture est une chose mentale ».
Dans le parcours que dessine cette exposition, nous nous trouvons dans l’espace séparant deux mots : REGARDER et VOIR. Il ne suffit pas d’avoir des yeux pour voir. La vision est intelligence, sensibilité, ouverture, liberté. Nous pouvons dire à la limite que : « On ne voit que ce que l’on mérite ».
Les différents projets présentés sont tous nés de quelque chose qui est déjà disponible ; des supports par terre, les murs de la ville, des tâches sur du papier, etc. Tout un chacun peut les voir mais malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Je joue donc le rôle de médiateur pour que ceux qui regardent, quelques fois, voient.
nabli afif | 06-Jan-10 at 9:57 am | Permalink
je suis en possession d’un tableau (grand format) d’alessandro abate signé et daté de 1935 à tunis peint à l’huile.je me suis un peu documenté sur cette dynastie d’artistes.je voudrais que vous me guidiez car je ne suis pas un veritable artiste avec éventuellement des infos. sur cet artiste .veuillez me répondre svp par affirmative ou negative.Merci d’avance
admin | 12-Jan-10 at 9:35 pm | Permalink
Bonjour,
Tout ce que j’ai pu trouver sur l’artiste Alessandro Abate a été publié par les organisateurs de l’exposition Peintres italiens en Tunisie tenue au musée Khereddine et à Dar Bach Hamba, du 18 septembre au 15 octobre 2008:
“Né à Catane en 1872, décédé le 22 mars 1959 à Tunis. Elève de A. Gandolfi et ensuite de Marinelli, il fréquente l’Académie de Naples et le Musée d’Art Appliqué à Rome.
En 1894 il participe à l’Exposition Internationale de Rome. En 1922, il obtient le prix de Paris. En 1937, il participe à l’Exposition Internationale de Paris au Pavillon Officiel de la Tunisie, Section Artistes Tunisiens.
Deux tableaux Portrait et Plage nous permettent d’avoir un aperçu bien que sommaire d’une oeurvre riche et variée qui alterne paysage de sa Sicile natale et de son pays d’adoption la Tunisie. La mer comme élément qui efface et reflue les distances se retrouve dans les peintures d’Abate sont la collection est disséminée entre la Tunisie et la Sicile”
Ces informations diffèrent de ce que publie le site de galleriaRoma et dont voici la page consacrée à l’artiste: http://www.galleriaroma.it/Bonaiuto/5/Abbate%20Alessandro.htm, elle est beaucoup plus fournie avec plusieurs reproductions.
Son tableau Teatro Greco a été vendu aux enchères en 2007 et dont voici la reproduction sur artnet : http://www.artnet.fr/Artists/LotDetailPage.aspx?lot_id=36EBDDD263F7A5FB38FC5F74FBA2E8FC